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    Notre réponse sera visible dans l’encadré ci-dessous.
    8) L’usage de cannabis est-il autorisé ?

    Non. Le cannabis est un stupéfiant dont l’usage, la culture, la vente ou la simple détention (le seul fait d’en avoir sur soi ou chez soi) sont formellement interdits. Cette interdiction concerne toute la plante, mâle ou femelle, les graines, le pollen, l’herbe, le haschich, l’huile, quelles que soient les quantités. L’usage de cannabis est une infraction dont la peine peut aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. La culture est considérée comme un acte de trafic grave dont la peine peut aller jusqu’à vingt ans de réclusion et 7 500 000 euros d’amende quelle que soit la quantité.




    7) Combien coûte le cannabis ?

    En France, le prix du cannabis varie de 4 à 8 euros le gramme. En moyenne une barrette de 3 grammes de résine ou un sachet de 3 grammes d’herbe coûtera entre 15 et 20 euros. Une étude récente de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies montre que les usagers qui achètent régulièrement du cannabis dépensent, en moyenne, entre 20 et 100 euros par mois (à cela s’ajoute souvent le prix du tabac). Attention ! Il y a une tentation de "cotiser" entre amis pour obtenir un meilleur tarif ou de plus grandes quantité. Cette pratique dite « d’achat groupé » est assimilée par la loi à un acte de trafic. Les peines encourues peuvent être extrêmement lourdes.




    6) Sous quelle forme consomme-t-on du cannabis ?

    Le cannabis se présente sous plusieurs formes : la marijuana (ou herbe) est un mélange séché de feuilles et d’extrémités résineuses des plants femelle. Le haschisch (ou shit) est la résine des extrémités de la plante, obtenue par pressage. Il se présente sous la forme de barrettes, de boulettes ou de briques (savonnettes). L’huile de cannabis est un liquide noirâtre, gras. Elle est obtenue par macération de haschisch et d’alcool.




    5) Existe-t-il un service de soutien par téléphone pour les problèmes d’alcool ?

    Oui, vous pouvez téléphoner 7 jours sur 7, de manière totalement anonyme à Ecoute Alcool, au : 0 811 91 20 20. Pour un problème avec le cannabis : Ecoute Cannabis au : 0 811 91 20 20




    4) Pourquoi les jeunes fument-ils ?

    Par curiosité, par envie de découvrir quelque chose dont on entend parler, la sollicitation de l’entourage, le désir d’appartenir à un groupe en partageant les mêmes expériences : voilà ce qui pousse aux premières consommations. Ensuite, comme toutes les drogues, le cannabis peut être consommé pour deux grands types de raisons. Soit pour se faire plaisir (se sentir bien, détendu, à l’aise avec ses amis...), soit pour soulager et calmer des tensions, échapper à la réalité, tenter d’oublier ses problèmes




    3) Je pense que mon ado fume, comment lui en parler ?

    Il faut dire ire ce que l’on sait. Parler de ses craintes est le moyen le plus simple pour aborder cette situation. Dans le dialogue à propos de la drogue, il est normal que les parents puissent évoquer leurs inquiétudes même si elles ne sont pas partagées. Leur rôle est aussi d’expliquer pourquoi ils s’inquiètent afin de savoir si leur enfant a besoin d’aide. Fumer un joint ne rend pas toxicomane, de même que boire un verre de vin ne rend pas alcoolique ; en revanche, fumer ou boire comporte des risques dont il faut pouvoir parler.




    2) Est-il possible d’arrêter de fumer du cannabis du jour au lendemain ?

    Sur le plan physiologique, il faut rappeler que la dépendance au tabac (souvent associé au cannabis) complique l’arrêt du cannabis car l’habitude et le plaisir de fumer sont relancés à chaque cigarette. S’ajoute la dépendance psychologique, c’est-à-dire l’envie impérieuse de fumer, de ressentir l’ivresse. L’idée de se passer d’un produit qu’on utilise régulièrement est angoissante pour de nombreux usagers. Certains moments vont être plus difficiles et il faut imaginer à l’avance par quels moyens on va pouvoir résister à la tentation. Par ailleurs, certains problèmes masqués par les effets du cannabis peuvent se manifester à nouveau dès l’arrêt : troubles du sommeil, nervosité, irritabilité, anxiété. Ils peuvent décourager une tentative sincère de sevrage. La décision d’arrêter, qui revient à l’usager, peut être accompagnée et soutenue par un professionnel (médecin ou psychologue par exemple) qui aidera à en parler, à apprécier les risques liés à l’usage et les moyens qui peuvent aider à la réussite.




    1) La loi française fait elle une différence entre drogues « douces » et drogues « dures » ?

    NON. La loi ne fait aucune différence entre les drogues dites « douces » et les drogues dites « dures ». Il existe des produits licites (autorisés par la loi), et illicites (donc interdits).




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