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    Ce mot évoque les hippies et le temps baba cool. Mais le cliché est daté, et la fumette est aujourd’hui un fléau insidieux, ancré dans les habitudes des jeunes. Le pétard s'est vu banalisé et les discours d'éventuelle dépénalisation, sèment le doute sur la réalité de sa dangerosité.

    Voici quelques réponses aux questions que se posent fumeurs et, surtout, les parents de fumeurs.
    Il se présente sous plusieurs formes, et le principe actif est le delta 9 tétrahydrocanabinol (THC) :
    - L’herbe, la « beuh », d’origine européenne ou africaine, ou issue d’une production artisanale(5 à 25% de THC).
    - La résine ou « shit », vendu en « barrettes » ou en « pain », en provenance d’Afrique du nord (35 à 45% de THC).
    - L'huile (60 à 80% de THC)
    Les effets sont correllés à la concentration du produit, mais il faut savoir qu'outre l'ivresse qui dure environ 2 heures, le THC reste fixé 48h sur les zones cérébrales de mémorisation. Ceci explique en grande partie, l'exclusion scolaire des consommateurs réguliers. La consommation précoce et régulière du cannabis gène la maturation cérébrale (elle est terminée vers 25 ans). Utilisé sur une longue période, il a été prouvé qu'il provoque une dépression et même que le coefficient intellectuel baisse d'environ 8 points.


    Entraine-t-il une dépendance ?
    Le vrai problème du cannabis est qu’il peut susciter une dépendance psychologique forte, avec craving (envie irrépressible), manque et perte de contrôle. De plus, le « pétard » fait inhaler 6 à 7 fois plus de goudron et de monoxyde de carbone qu’une cigarette. D’où un risque de cancer multiplié.

    A partir de quand faut-il s’inquiéter ?
    Pour répondre à cette question, il faut s’intéresser aux conséquences. Cela se traduit-il par des difficultés dans le travail, la vie quotidienne, sociale ou familiale ? A cet égard, un fléchissement subit et inexpliqué des résultats scolaires constitue un réel signe d’alerte.
    Le joint mène-t-il à l’héroïne ou la cocaïne ?
    Il n’existe aucune preuve d’un lien de causalité directe entre cannabis et héroïne et cocaïne. Le motif d’inquiétude réside dans le fait que les consommateurs de cannabis sont susceptibles d’entrer en contact avec des dealers qui ont intérêt à faire gouter des produits plus rentables.
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